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De surveillante de musée à freelance

Ma vie professionnelle, ses errances et ses chaos, ses rebondissements aussi, trouvent leur raison d’être dans la recherche sans fin de l’accomplissement et de l’épanouissement. Aussi, quand je m’ennuie, je pars. Je ne m’occupe qu’à peine de la crise, kamikaze que je suis. Mon âme arthurienne ne me pousse depuis mes années lycée que dans une seule direction : l’obtention de ce qui pour moi représente le Graal. Soit à peu près 18 ans d’efforts quand même !

Le manque de confiance en moi et les hasards de la vie m’ont entraînée dans diverses turpitudes. J’ai été hôtesse événementielle, vendeuse, assistante éditoriale, téléprospectrice, ouvreuse, surveillante de musée ou encore correctrice. J’ai détesté la plupart de ces postes.

En devenant correctrice, le temps de la relecture d’un livre, mes neurones m’ont remerciée pour l’activité intellectuelle et intéressante que je leur soumettais. Et puis, quelqu’un avait besoin de mes indéniables compétences en langue française ! Trop bien. J’ai a-do-ré cette expérience.

Il faut parfois accumuler une sacrée bonne dose de ras-le-bol pour oser changer de vie. Ce qui a été décisif pour moi, ce sont les trois postes de surveillante de musée que j’ai occupés à la fin de ma vie de salariée.

Au début, c’était sympa. Nouveau, surtout. J’ai travaillé dans un bel hôtel particulier du 16e arrondissement de Paris, j’y ai été bien quelques temps. Et puis, d’anciennes douleurs dans le dos se sont réveillées. Forcément, à être debout toute la journée. L’ennui n’a pas arrangé les choses, et le manque de perspectives ne m’a pas davantage enthousiasmée. On se sépare de moi à cause de mon dos.

Deuxième musée. Beaucoup moins accueillant : il y fait froid, je n’aime pas l’endroit et, financièrement, cela ne me permet pas de vivre.

Troisième musée. Celui de trop, très clairement. Vous connaissez le bout du rouleau ? Je l’avais défié depuis longtemps, et il avait gagné. Je me rendais au travail à reculons, je n’aimais pas du tout l’endroit. Mon nombre d’heures n’avait jamais été aussi réduit et mon salaire ridicule.

Et j’en avais marre qu’on me dise comment m’habiller.

Et j’en avais marre de ne pas gagner beaucoup d’argent.

Et j’en avais marre que des emplois que je n’aimais pas atteignent autant mon moral. J’ai commencé à réfléchir à l’éventualité de travailler à mon compte.

Et j’ai à nouveau postuler pour travailler dans un musée. J’ai été retenue pour retourner dans le même que dans celui de ma deuxième expérience. Dans la même période, je m’intéressais beaucoup au métier de blogueuse, puis est venue la rédaction web.

Et puis je me suis dit que si je voulais vraiment devenir rédactrice, il fallait que j’agisse comme si je l’étais déjà. J’ai annulé ma mission dans ce musée et j’ai commencé à travailler dans un café coworking que j’aime au-delà de toute raison !

Ma nouvelle vie avait commencé !

Morale de l’histoire : il faut vraiment donner de l’importance à nos amours… J’aime l’écriture depuis toujours mais je n’avais jamais vraiment réfléchi à la manière dont je pourrais en vivre, en dehors de l’écriture de romans…

Suivre son instinct, je crois que ça paye… 🙂